Histoire

En résumé

C’est au Néolithique que nous trouvons les premières traces de présence humaine. La situation escarpée de ce site attire l’attention des hommes et devient un important établissement fortifié et permanent sans doute le seul de toute la région de Sarrebourg. Des remparts seront construits au VIIIème siècle avant J.C.. Quelques pièces trouvées et un vase de la Tène (2ème age du fer) prouve bien cette présence.

C’est en 52 avant J.C. que Haselbourg devient un camp romain. Il permet de surveiller la voie romaine de la vallée de la Zorn. Il restera pendant 3 siècles castel romain.

Au VIIème siècle, le nom latin « ASCHOWA » correspondrait à Haselbourg. Le nom de Haselbourg proviendrait lui de la germanisation du mot celte « Aïs », qui signifie place forte.

Au moyen âge, notre village fut la propriété de différents comtes et seigneurs de la région au gré de leurs différents échanges. Il fut détruit à l’exception d’une ferme comme le château de Lutzelbourg en 1523.

A partir de 1568, le village fut reconstruit par des Huguenots. C’est à cette époque qu’il devint protestant jusqu’en 1595 après avoir été vendu au duc Charles III de Lorraine. Les protestants furent alors obligés à abjurer ou à quitter la région.

Au début du XVIIème siècle, les dernières vignes furent transformées en champs. En 1632, pendant la guerre de 30 ans, lors du passage des Suédois, Haselbourg fut entièrement détruit. En 1661, le village fut annexé à la France.

En 1789, on comptait à Haselbourg 394 habitants. En 1790, Haselbourg fait partie du département de la Meurthe et du canton de Walscheid. En 1802, le bourg fut rattaché au canton de Phalsbourg ; 439 personnes habitaient alors la commune, alors qu’en 1822, 686 habitants figurent dans les registres.

L’église de Haselbourg fut construite en 1851 grâce à 50000 francs obtenus de Louis Napoléon Bonaparte. En son honneur, Saint Louis fut choisi comme patron du village.

En 1932, la statue du Christ Roi fut érigée au sommet du fort romain, à 418m d’altitude. Haselbourg a été épargné pendant les deux guerres contrairement à d’autres villages de la région.

En 2016, notre village a recensé 315 habitants.

Moyen-âge

Au VIème siècle, commence l’évangélisation de la région. Un moine itinérant, originaire d’Ecosse du Sud, s’arrête dans notre région entre 510 et 520. Il s’agit de St Fridolin, encore vénéré aujourd’hui.

Se rendant en Allemagne, il est passé par la vallée de Schacheneck où les habitants du petit village de Fischbach lui ont offert l’hospitalité. La chapelle, qui porte le nom de St Fridolin, date du 11ème siècle, il n’en reste plus que des ruines. Une construction en bois abrite un baptistère du IXème siècle. Il pèse 1,5 tonnes, fait 1,30m de diamètre extérieur, et a été classé Monument Historique, en 1898. Un autel a été érigé en plein air en souvenir des victimes des deux guerres, et une messe a lieu tous les lundi de Pentecôte. Ce pèlerinage attire beaucoup de fidèles. Le prêtre bénit à cette occasion l’eau d’une source qui jaillit au bas de la chapelle et à laquelle on attribue le pouvoir de guérir maladies de peau et maladies de gorge infantiles. Selon la tradition locale, les luthiers s’étaient installés dans cette vallée sans doute au XVIIème ou XVIIIème siècle, pour y confectionner des instruments à cordes, d’où les noms de Gross-et Kleingiggenmacher données aux vallons s’ouvrant dans le prolongement du Schacheneck vers Hellert.

Au IXème siècle, la région avait un aspect bien différent de ce que nous connaissons aujourd’hui : une seule vaste forêt de chênes et de feuillus recouvrait tous les versants, donnant refuge à beaucoup de gibier, aux ours et aux hordes de loups. On raconte que Charlemagne aimait à venir chasser dans cette forêt particulièrement giboyeuse.

Richarde, fille du duc d’Alsace et épouse de l’empereur Charles le Gros, fonda en 880 l’abbaye d’Andlau. Elle fit don à cette abbaye des villages de Haselbourg et de Fischbach, et de nombreux autres biens dont certains entreront dans la formation du comté de Dabo. Ce domaine s’étendait de Walscheid (Walterescette) jusqu’au Birkenwald et comprenait Dabo, Wagenbourg, Obersteigen. Le village de Haselbourg est mentionné en 1050 dans une légation du Pape Léon IX, au couvent de Hesse. Le ruisselet qui s’écoule par la vallée de Schacheneck, s’appelle aujourd’hui encore Andlau.

Au XIIIème siècle, Fischbach et Haselbourg, sont donnés en fief par l’abbesse d’Andlau, aux seigneurs de Dicka. Le chroniste du couvent rapporte qu’après l’extinction de cette famille en 1362, c’est Wilhelm de Greiffenstein (Griffon) qui les prit en fief. Fischbach et Haselbourg furent détruits une première fois en 1444 au passage des Armagnacs.

Après la mort des seigneurs de Greiffenstein, au XVème siècle, le noble conseiller Johan Hofwarth von Kirchheim en disposa jusqu’en 1493. Ce dernier vendit Fischbach à Sébastien Schach, un riche bourgeois de Strasbourg qui donna son nom à cette vallée et qui fit construire un moulin et une scierie, sur l’Andlau.

Le village de Haselbourg, qui avait été engagé, finit par appartenir en 1478 au ganerbiat des Sickingen, seigneurs de Lutzelbourg. Malheureusement le turbulent Franz von Sickingen, s’était attiré les foudres du prince électeur palatin, comte de Lutzelstein, qui en accord avec d’autres grands seigneurs, annexa Lutzelbourg au comté, ainsi que Haselbourg et le ban de Fischbach. Haselbourg fut détruit, comme le château de Lutzelbourg, en 1523, à l’exception d’une seule ferme.

En 1525, la guerre des paysans ravagea l’Alsace ; 300 serfs de Dabo se joignirent à ce soulèvement, mais les troupes du duc Antoine de Lorraine, passèrent le col de Saverne et par la route de Haselbourg, et massacrèrent 18.000 rustauds près de Saverne.

Période palatine :

A partir de 1568, le comte Jean-Georges de Veldenz-Lutzelstein, seigneur protestant, fit reconstruire Haselbourg par des huguenots. Le meyer du village était nommé par le seigneur. Avant sa destruction le village dépendait depuis le XIIème siècle de la paroisse de Mittelbronn, mais il est probable que des moines de l’abbaye de Marmoutier venaient desservir la communauté dès le VIIème siècle. Les misères financières du comte Jean-Georges, l’amenèrent à engager en 1582 Haselbourg et Lutzelbourg à deux gentilshommes lorrains, les Beauveau et Savibny moyennant la somme de 12.000 florins. Deux années après, en 1584, le prince vendit Haselbourg et d’ailleurs toute la seigneurie de Phalsbourg au duc Charles III de Lorraine.

Antiquité

Au néolithique, la situation escarpée de ce site, attire l’attention des hommes. Le nom de Roemerschantze ne doit pas tromper, car avant l’arrivée des romains, à l’époque Hallstatienne (1er âge de fer), ce lieu devient un important établissement fortifié et permanent, sans doute le seul de toute la région de Sarrebourg. La construction du grand rempart au VIIIème siècle avant J.C., à l’entrée du village montre bien le rôle défensif qu’à dû jouer cet oppidum. Ce rempart était prolongé de chaque côté par des remblais rejoignant les falaises rocheuses qui couronnent le sommet de cette montagne, dont les versants tombent à pic dans la vallée de la Zorn et du Baerenbach. Les archéologues pensent, que pour compléter les défenses naturelles, un second rempart circulaire se trouvait à l’emplacement de l’actuelle rue principale.

Au sommet, des tessons de poteries, des pointes de flèches, des monnaies, et des tombeaux ont été trouvés; au bas de l’éperon rocheux, fût découvert un vase de la Tène (2ème âge du fer). La population de cette époque habitait dans des huttes primitives et vivait de la culture et de l’élevage. La pêche et la chasse étaient d’un apport non négligeable dans leur subsistance.

En 58 av. J.C., les légions de Jules César déferlent sur toute la Gaulle et en 52, toute résistance est brisée. Haselbourg devient alors un camp romain d’une certaine importance stratégique : il permet de surveiller la voie romaine de la vallée de la Zorn qui dédouble l’axe Argentorate – Divodurum (Strasbourg-Metz) par le Sud et de laquelle un embranchement s’engageait dans la vallée de la Schacheneck, vers la Hoube, permettant de rejoindre la vallée de la Bruche.

La population indigène,  » les Médiomatriques « , d’une tribu celtique, durent évacuer, sans pouvoir opposer de résistance. Ils s’installèrent dans les proches forêts et fournirent aux romains, le bois et la pierre, pour la construction des villas sur le plateau lorrain. Ainsi le sommet restera pendant 3 siècles castel romain, tandis que les sommets des alentours virent se développer au 1er et jusqu’à la fin du 2ème siècle cette civilisation dite  » des sommets vosgiens « , tant que durera la paix romaine.

A partir du milieu du IIIème siècle, commencent les incursions de peuplades d’Outre-rhin : les Alamans et les Francs, mais pendant l’hiver de l’année 406, le Rhin gelé, leur permet une véritable ruée générale vers l’ouest. L’ancienne civilisation romaine est balayée, et ce qui subsiste sera rasé par le passage des Huns en 451. Clovis arrête l’expansion des Alamans en 496 et soumet l’Alémanie au gouvernement de son fils Théodoric, roi d’Austrasie, résidant à Metz. Ces Alamans (Schwaben :  » Alle Männer « ), en s’installant apportèrent leur langue et établirent leurs coutumes et leur ordre social. C’est de cette époque que date le dialecte allemand que l’on parle encore aujourd’hui.

Le nom latin ASCHOWA, correspondrait à Haselbourg, au VIIème siècle ; quant au nom de Haselbourg, il proviendrait de la germanisation du mot celte Aïs, qui signifie place forte. Les premières mentions du nom sont : Halbessurt en 1050, Hesselesberg en 1154 puis Hasselburg.

Temps modernes

Sous la souveraineté Lorraine :

Haselbourg devenue protestante sous le comte palatin, avait un pasteur Marisius, qui est mentionné dans le registre des comptes de la recette ecclésiastique du comté de la Petite Pierre (1573). Tout devait changer pour les protestants lors de la vente du village aux princes catholiques de Lorraine en 1584. Bien que l’acheteur s’engageât à respecter la liberté de culte, les ordonnances lorraines de 1587, 1588, 1595, obligèrent les protestants à abjurer ou à quitter la région. Deux missionnaires N.Oudé et le père jésuite Anselme, s’employèrent à convertir les habitants de notre village. A cette époque, au début du XVIIème siècle les dernières vignes à Haselbourg, furent transformées en champs. Un habitant de Lutzelbourg érigea en 1629 un deuxième foulon à drap et un moulin à tan, sur l’Andlau mais cette prospérité trouva rapidement une fin pendant la guerre de trente Ans, en 1632, lors du passage des Suédois qui détruisirent entièrement Haselbourg et Fischbach. Les habitants de Haselbourg se réfugièrent à ce moment, au château fort de Dabo. Toute la région mit longtemps à se relever des ruines et des cendres.

La période française sous l’ancien régime :

En 1661, Haselbourg, bien que le village ne se trouvat pas sur la route d’Alsace, fut annexé à la France, et les différents qui subsistaient au sujet de l’appartenance furent réglés en 1718. En 1668 mourut Nicolas Conrad, le dernier de la famille des Schach et cette propriété de la vallée du Fischbach, fut à nouveau au domaine de l’abbaye d’Andlau, gouverné par l’abbesse Marie de Rebstock. Celle qui lui succéda, fit construire une ferme et deux maisons forestières, et fit procéder en 1753 à un abornement pour savoir les limites des bois appartenant au Roy et ceux de Madame l’abbesse. Au début du XVIIIème siècle, les villages de la région prirent un important développement démographique, grâce à l’immigration. En 1730, Haselbourg fût rattaché à la paroisse de Garrebourg. L’activité des habitants du village était partagée entre le labourage et le travail du bois. En effet la forêt occupait une grande place dans la vie de ces  » Waldbauern », elle fournissait avant tout le bois de construction, la matière première à de nombreux artisans, le bois de chauffage, et de la pâture aux animaux. Il faut s’imaginer une intense activité dans ces forêts où dominaient les chênes. Les bûcherons abattaient les arbres, que les schlitteurs, descendaient vers les vallées, les voituriers amenaient les grumes vers les multiples scieries, toutes installées sur les ruisseaux. Les planches et les madriers étaient transportés par flottage sur la Zorn et la Sarre jusqu’en Hollande. Le prince Jean-Georges de Veldenz-Lutzelstein avait fait exécuter des travaux pour rendre la Zorn navigable entre Haselbourg et Lutzelbourg, mais la ville de Saverne, craignant les inondations, s’était opposée à la régularisation de la Zorn plus en aval. Le prince avait également imaginé le projet grandiose (mais considéré comme irréalisable), de liaison entre la Sarre, par un canal. Les chênes réputés des bois de Haselbourg servirent à la fondation de la ville de Phalsbourg en 1570, par la prince palatin, puis à la fortification de cette dernière en 1680, par Vauban. D’autres métiers aujourd’hui disparus étaient pratiqués par les charbonniers, par les sabotiers, par les tonneliers-cuveliers … D’autres encore fabriquaient des bardeaux, tuiles en bois mais leur usage a été interdit au milieu du XIXème siècle à cause du grand nombre d’incendie.

Au temps de la Grande Révolution :

En 1789, Haselbourg comptait 60 familles et 394 habitants. Dans leur cahier de doléances, rédigé en 6 articles, les habitants de Haselbourg se plaignaient du droit de gabelle sur le sel, des frais trop élevés sur les ventes d’immeubles et sur les successions. Le cahier fait remarquer que la communauté ne dispose que de faibles revenus et de ce fait, ne peut pas acheter de coupes de bois de chauffage, qui sont vendues à des marchands  »étranger ». Ils se plaignent des frais exorbitants pour le droit de laisser paître les bestiaux en forêt. Dans l’article 6 du cahier de doléances, les habitants prétendent que la place de 200 arpents, nommée Hellert, faisait partie de leur communauté et ils en réclament la restitution, se plaignant de ne pas avoir les moyens de plaider contre le comte de Dabo; mais ce sont justement, les habitants de Haselbourg qui sont à l’origine de Hellert (village clairière) parce qu’ils avaient incendié en 1782 la forêt à cet endroit (ou un daboisien construisit une première maison). Dans l’article 7 du cahier de doléances, les habitants se plaignent de n’avoir pas entendu 7 fois la messe durant l’hiver et dans l’article 8 ils demandent traduction des ordonnances en langue allemande. En 1789, la forêt d’Andlau, qui appartenu pendant plus de mille ans à cette abbaye, ainsi que la forêt royale, sont confisquées et deviennent biens nationaux. En 1790, le département de la Meurthe est créé et Haselbourg fait parti du canton de Walscheid. On ne respectait pas toujours la loi, ainsi des défrichements interdits étaient pratiqués, ce qui conduisit à l’arrestation d’une douzaine d’habitants de Haselbourg. L’interdiction du culte ne fut pas non plus respectée; les sacrements furent clandestinement administrés par F.X. Kneppfler à Garrebourg et à Haselbourg.

Le Consulat- La guerre de 1870 :

En 1802, le canton de Walscheid fut supprimé, Haselbourg fut rattaché au canton de Phalsbourg. La commune comptait alors 439 habitants. L’histoire de la région, sous Napoléon, est connue par les  »romans français » d’Erckamm-Chatrian. Après la chute du 1er empire, la paix enfin revenue, le village retrouve son activité normale. La  »statistique administrative et historique de la Meurthe » indique en 1822 pour Haselbourg 686 habitants. En 1851, fut construite l’Eglise de Haselbourg. Toute la population participa à la construction, mais les fonds manquent, l’abbé Dillenschneider réussit à obtenir 50.000 francs de Louis Napoléon Bonaparte, alors président de la République, et en son honneur, St Louis fut choisi comme St patron du village. L’autel en style rococo, du XVIIème siècle est de Berthelming.

Histoire récente

Tiraillée entre la France et l’Allemagne, la région est annexée à l’Allemagne après la défaite de Napoléon III et redeviendra française en 1918 à la chute du Reich Allemand. En 1903, la route départementale de Sparsbrod à Haselbourg qui facilitera l’accès à notre village, sera construite. En 1932, fut érigée la statue du Christ-Roi au sommet du Fort-Romain. La statue haute de 5,50 m placée sur un socle haut de 6,60 m donnant un ensemble de 12,10 m. Elle domine la vallée à 418 m d’altitude. En 1932 puis en 1935, les statues de Saint Joseph et de la Vierge Marie furent érigées à sa gauche. En 1936, la route départementale fut prolongée et relia Haselbourg à Hellert.

La région connaît de nouvelles souffrances par l’occupation allemande de 1940 à 1945. Le village fut épargné par les bombardements qui faisaient rage dans la région. Après la guerre, le village comptait 3 cafés, 1 épicerie mercerie ainsi qu’une boulangerie épicerie. L’arrivée du curé Wilhelm va contribuer à l’essor de la vie associative de notre village, car il s’investit non seulement dans la paroisse mais également dans la vie du village. En 1958, Raymond Schenesse créa la scierie du même nom qui est actuellement le plus gros employeur du village. Il prendra les fonctions de maire de 1976 à 2005, date de son décès. Pendant ces différents mandats, il contribuera à la modernisation du village.

En 1980, un regroupement scolaire avec La Hoube fut mis en place, puis en 1999 Hellert s’y rattacha. En 1981, une salle polyvalente fut construite, inaugurée en 1982, malheureusement au lendemain du décès du curé Wilhelm. Cette salle fut rénovée en 2005. En 1990, fut inauguré le nouvel orgue de l’Eglise Saint-Louis, en remplacement de celui qui avait été acheté d’occasion en 1902. L’organiste titulaire de cet orgue et également maire depuis 2005 est très fier de cet instrument qui fait parti de la route des orgues de notre région. En 2005, une nouvelle mairie et la caserne des pompiers furent aménagées dans l’ancien café du fort romain à l’entrée du village, bâtiment datant de 1912. L’inauguration eut lieu en 2006.

Légendes

La dame blanche

La tradition veut qu’il y ait à Haselbourg un abri immense où les paysans se réfugiaient lors des différentes invasions, notamment pendant le passage des Armagnacs en 1444 et pendant celui des Suédois en 1632; ce souterrain avait une issue près du rocher du Coucou, à 150 m du fort Romain. Une légende s’est créée à son sujet. La population emportait ses trésors dans cet abri, lors du passage des Suédois, une seule personne survécut. Les nouveaux arrivants, plus tard, cherchèrent les trésors dont ils avaient entendu parler. Une femme prétendit qu’elle avait vu, un dimanche après les vêpres, une dame blanche, qui lui parut très bonne et qui portait un trousseau de clefs. Cette dame s’adressa à la femme pour qu’elle lui montre l’entrée du fort. Puis elle sembla prendre peur et s’enfuit. Depuis elle apparut assez fréquemment et elle suppliait ceux qu’elle rencontrait de la délivrer. On l’entend pleurer les nuits de tempête. Personne n’a encore eu le courage de l’aider et de lui montrer l’entrée du vieux souterrain, ce qui la délivrerait.

D’autres encore, prétendent qu’un couvent se trouvait au sommet de la colline, et que le souterrain qui partait de là, avait une issue près de Saverne, et que les suédois l’auraient détruit. Peu avant l’attaque, des nonnes enfuirent un énorme coffre rempli d’or et d’objets précieux, dans un souterrain, qui avait une issue près du rocher du Coucou à 200 mètres du fort Romain. Depuis leurs âmes errent sur cette butte, la nuit au lieu dit  » Höhe  » parce qu’aussi longtemps que ce trésor ne sera pas découvert par une personne, les soeurs ne trouveront pas le repos ! De temps en temps, elles apparaîtraient aux gens pour trouver enfin leur délivrance.

Il y a plus de cent ans, une nuit, un jeune homme vit dans un verger une dame vêtue de blanc, elle tenait en main un trousseau de clés et le lui tendit avec insistance. Mais le garçon mort de peur, s’enfuit comme s’il avait le feu aux trousses. La dame blanche se montra à une jeune fille, mais elle aussi refusa les clés et s’enfuit. La dame fondit en larmes et disparue. Quelque année plus tard, la dame blanche offrit à nouveau ses clés à un garçonnet qui gardait des oies dans un verger, pendant la messe dominicale. Mais très effrayé, il prit ses jambes à son cou et laissa la dame une fois de plus seule. Alors, elle pleura amèrement, regarda tristement en direction du village et disparaît.

Un soir de 1966, une jeune femme allait à la rencontre de son mari, qui était parti se promener avec son chien, sur les hauteurs du Fort Romain. En arrivant sur la butte à une cinquantaine de mètre devant elle, elle aperçut une silhouette blanche, ressemblant à une religieuse, qui faisait de grands gestes des mains. Clouée au sol, la jeune femme observa le phénomène pendant quelques secondes, puis prise de peur, elle retourna vite chez elle. Peu après, son époux descendit du Fort Romain avec son chien, prenant le même itinéraire que sa jeune épouse, afin de retourner chez lui. Le jeune homme ne vit absolument rien, mais son chien, se serrait contre ses jambes, ne fit plus un seul pas. Son maître fut obligé de le traîner de toutes ses forces sur une dizaine de mètres. Subitement, le chien se remit à marcher normalement. Lorsque le promeneur arriva à la maison, sa femme lui raconta ce qui lui était arrivé. Il constata que le chien avait refusé de continuer sa route au même endroit que la jeune femme avait eu cette apparition. Chose curieuse, la jeune femme n’était pas originaire de Haselbourg et ignorait tout de cette histoire de la dame blanche avant ce jour.

Le Baptistère de la Chapelle St Fridolin

On raconte qu’une famille d’anabaptistes exploitait jadis une ferme dans le voisinage de la chapelle St Fridolin. Un jour, elle eut l’idée de récupérer le baptistère, lourde cuve en pierre , et de le transporter au moyen d’un attelage de six boeufs, dans la cour de leur ferme, où il devait servir d’abreuvoir aux bêtes. Ceci fut fait pendant la nuit. Mais quelle ne devait pas être leur stupéfaction le lendemain matin, de constater que le baptistère avait disparu, et qu’il avait reprit son ancienne place au milieu de la chapelle. Plus tard, la même expérience recommença mais malgré les efforts des six boeufs, on ne réussit pas à faire bouger le baptistère de sa place.

La pierre St Martin

Dans la forêt du Kempel, se trouve la pierre St Martin, qui n’est plus que le reste d’un ancien menhir. Cette pierre avait la forme d’une table triangulaire, marque depuis fort longtemps, et encore aujourd hui, les limites entre Haselbourg, Dabo et l’Alsace. Cette table fut posée en son temps, de sorte que le centre donnait exactement le point de frontière entre les trois territoires. Ainsi les seigneurs de ces trois domaines, chassant fréquemment, se retrouvaient autour de cette table pour festoyer, tout en restant chacun sur ses propres terres.

Armoiries

Le blason de Haselbourg est un écu dit « français ». La forme rectangulaire se terminant vers le bas en accolade, est plus tardive que l’époque médiévale.

Les couleurs du blason :

  • L’argent (blanc) est un métal qui symbolise la sagesse et la richesse
  • L’azur (bleu) est un émail
  • Le sinople (vert) est également un émail
  • Le sable (noir) est aussi un émail

Les symboles du blason :

  • Les créneaux sur le haut du blason sont le symbole de la protection et du refuge. Ils occupent la place du Chef du blason, c’est-à-dire le tiers supérieur.
  • Au cœur du blason se trouve une coquerelle. Il s’agit de noisettes dans leur gousse, jointes ensemble au nombre de trois, elles sont de sinople. Les coquerelles sont rares en armoiries.

En termes techniques des blasons (héraldique), on le décrit ainsi :

« L’écu de Haselbourg est d’argent à la coquerelle de sinople, au chef crénelé d’azur et d’argent soutenu d’une divise de sable. »

Liste des maires

Maires de 1792 à nos jours

 

François FABER (père)
Jean RITTIMANN
Thomas CHRIST
Jean BOHM
Nicolas NEGELE
Nicolas MATZ
Nicolas EYLER
François Xavier FABER (fils)
Michel JOCHIM
Nicolas MATZ
Michel JOCHIM
Jean LERCH
Joseph FIACK
François Joseph LOUX
Bernard KREMER
A.KREMER et E. RAMM (adjoints)
Joseph NEGELE
HUBER
Simon FRANTZ (interim)
SIMON
Joseph KAISER
Nicolas NEGELE
Jean-Baptiste RAMM
Alfred KREMER
Albert CARABIN
Camille KREMER (interim)
Raymond SCHENESSE
Armand RAMM
Michel WITTMANN
Raymond GIES (interim)
Décembre 1792 à Septembre 1795
Mars 1796 à Mai 1797
Mai 1797 à Janvier 1799
Juillet 1799 à Novembre 1804
Février 1805 à Juillet 1816
Juillet 1816 à Décembre 1824
Décembre 1824 à Février 1826
Avril 1826 à Septembre 1827
Décembre 1827 à Septembre 1830
Septembre 1830 à Mai 1835
Mai 1835 à Août 1840
Septembre 1840 à Juillet 1846
Août 1846 à Août 1865
Septembre 1865 à Septembre 1873
Septembre 1873 à Décembre 1874
Janvier 1875 à Mars 1875
Mars 1875 à Avril 1889
Avril 1889 à Février 1897
Février 1897 à Février 1907
Février 1907 à Juillet 1914
Septembre 1914 à Juin 1919
Juin 1919 à Avril 1935
Avril 1935 à Septembre 1947
Novembre 1947 à Mars 1971
Mars 1971 à Novembre 1975
Novembre 1975 à Janvier 1976
Janvier 1976 à Juillet 2005
Septembre 2005 à Mars 2014
Mars 2014 à Mars 2019
Depuis Avril 2019
Paroisse

Le 29 août 1728 la première église de Haselbourg a été bénie avec une cloche et le cimetière.

La croix au cimetière, adossée à la sacristie, portant la date 1731 apporte la preuve d’une église plus ancienne que l’actuelle.

Cette petite église aurait été construite par les 7 premiers habitants du village et devint très vite trop étroite pour accueillir tout le monde.

D’après le nombre de baptêmes, le village devait ensuite compter entre 600 et 700 habitants.

La Paroisse de Haselbourg fut desservie par les curés de Dabo et de Garrebourg jusqu’en 1804.

Le premier curé fut Joseph…

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